Les deux volets du plan de relance des États-Unis : résoudre les difficultés présentes, préparer l’avenir.
les ambitions du plan de relance Obama - Geithner : des mesures immédiates pour résoudre les problèmes actuels des secteurs économiques les plus touchés par la crise et des moyens gigantesques (2000 milliards de dollars prévus en totalité) mis en œuvre pour préparer la voie à une économie basée sur une croissance et une prospérité à long terme.
Abattements fiscaux, aides sociales, mises en route de grands chantiers – réseau autoroutier et logement social-, aides aux secteurs de l’éducation, de la recherche et de la santé. Le plan de relance américain est un déploiement de mesures et de moyens exceptionnels. Il confirme la volonté d’action du gouvernement fédéral et du Président Obama. Le « début de la fin » de la crise assure Barak Obama en signant à Denver le tiers du gigantesque plan de relance de 787 milliards de dollars soit 610 milliards d’euros. Le coût du plan dans son ensemble est aujourd’hui évalué à plus de 2000 milliards de dollars.
Au-delà du sauvetage des établissements financiers, il s’agit de prévenir la chute de l’économie américaine qui se débat aujourd’hui contre une montée rapide du chômage (6 millions d’emplois de perdus depuis le début de la récession), un secteur immobilier en catatonie et une consommation en recul. Le gouvernement américain prépare « les premiers pas nécessaires pour replacer notre économie sur des fondations plus solides et pour ouvrir la voie à la croissance et à la prospérité à long terme », comme le souligne le président Barak Obama.
A la différence des plans précédents, ce nouveau plan de relance, ne se contente pas d’un seul objectif: la stabilisation des marchés financiers et la sauvegarde des établissements bancaires. Il décline un nombre impressionnant de mesures destinées à l’ensemble des activités économiques touchées par la récession et, au-delà de ces secteurs d’activité en difficulté, met de larges moyens en œuvre dans des secteurs porteurs d’avenir,l’éducation, les énergies nouvelles et le domaine de la santé.
Le plan apprécie de façon globale les problèmes à résoudre et trace la voie croissance économique durable.
- Dans une perspective immédiate : l’assainissement des comptes des établissements financiers par la création d’une « bad bank » ;un plan d’urgence destiné à réduire le taux d’endettement, en baissant les mensualités des prêts immobiliers des ménages ayant des difficultés de remboursement ; une dotation de 43,7 milliards aux dépenses sociales, dont 26,9 milliards affectés d'urgence pour l'indemnisation des chômeurs. Pour cette année et l’année prochaine, le plan d’allégement fiscal qui devrait toucher 95% des familles américaines(entre 400 et 800dollars par an suivant la situation).
- Dans une vision à terme : le financement d’infrastructure et la mise en oeuvre de grands chantiers publics (Les autoroutes reçoivent une enveloppe de 27,5 milliards et les transports publics 8,4 milliards, la modernisation du réseau électrique 11 milliards), près de 10 milliards sont affectés aux logements sociaux. Le plan prévoit également les aides aux secteurs d’avenir : au chapitre de la santé un budget de 19 milliards destiné aux nouvelles technologies, en privilégiant le développement de l’emploi. Le secteur de la recherche (instituts de recherche) se voit doté d’une enveloppe de 6 milliards de dollars. L’Agence Spatiale Américaine, la NASA, à elle seule, reçoit 1milliard. Quant à l’éducation la dotation dépasse les 100 milliards de dollars dont plus de la moitié sera destiné à financer la réfection des établissements scolaires dans tout le pays.
Cet ambitieux plan de relance américain, d’une ampleur jamais égalée par les moyens financiers mis en œuvre, l’innovation et l’imagination mis à son service, jette résolument les bases pour un développement durable de l’économie américaine.
Il reste aujourd’hui à l’Europe l’obligation de relever un défi historique, et, à l’instar des États-Unis, de se doter de moyens comparables et imaginer des solutions innovantes associant des initiatives publiques et privées d’envergures. Il s’agit de combattre la récession et mettre en place les fondations nouvelles conduisant à une économie plus forte et plus stable pour les années à venir.
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