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La Société Générale recule devant l'indignation nationale en jouant sur les mots.

Entre renoncer aux stock-options et renoncer "à lever" des stock-options, la nuance est de taille. En réalité les dirigeants de la Société Générale conservent leur possibilité de plus-value future.

Devant l’indignation générale et la montée des critiques, les quatre dirigeants de la Société Générale ont renoncé à lever leurs stock-options. Ils n'ont pas renoncé à les recevoir !

Le chef de l’état lors de sa conférence de presse à l’issue du conseil européen à clairement mis les points sur les « i » : "Les bonus, les stock-options, les rémunérations exceptionnelles, ce n'est pas admissible quand il y a des aides publiques". Il a aussi estimé que de telle opportunité pour un "mandataire social, ce serait un scandale".
La société Générale a été en 2008 déjà sous les feux de la rampe avec le scandale de l’affaire Kerviel qui lui couta 4.9 milliards d’euros. Touchée comme les autres banques par la crise des « subprimes », elle a bénéficié de l’aide de l’état et a reçu 1.7 milliard d’euros au mois de décembre.

Il y a quelques jours l’information parvenait de l’attribution de stock-options à son directeur Général Frédéric Oudéa et à Daniel Bouton, président de la banque ainsi qu’à deux autres responsables. Le directeur général et le Président devaient recevoir respectivement 150.000 et 70.000 titres.

Ceux-ci auraient la possibilité d’acheter à un prix d'exercice fixé à 24 euros, proche des bas niveaux actuels du cours de l'action, dans un délai de trois ans. Le principe des stock-options permettrait aux dirigeants d'empocher la différence éventuelle entre ce chiffre et la valeur du titre à ce moment. Le cours de l'action de la Société Générale atteignait 30 euros au milieu de la semaine, en mars 2007 l'action cotait 150 euros et 70 euros juste avant la crise !!!.

Dans son communiqué la Société Générale précise "Afin de favoriser un retour à une plus grande sérénité dans le débat sur la rémunération à long terme des dirigeants, les mandataires sociaux du groupe s'engagent à renoncer à lever ces stock-options tant que Société générale bénéficie d'un appui en fonds propres de l'État »

Cependant à la lecture de ce communiqué il faut cependant remarquer que les bénéficiaires de ce « bonus » n’ont pas renoncé à le recevoir. Il est seulement précisé qu’ils renoncent « à lever les stock-options ». En clair qu’ils ne les convertiront pas en actions tant que la Société Générale recevra l’aide de l’état.
Mais après ?
Renflouée avec les deniers de l'état et la crise passée que vaudra le titre de la société Générale : 100 euros ? 150 euros ou encore plus ? Quelles seront les plus-values ? Quelques millions d´euros ?




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