La BCE: première hausse des taux depuis juillet 2008
En relevant le taux de refinancement d'un quart de point à 1,25%. Jean-Claude Trichet prend à contre-pied de la Fed. Il confirme la perspective d'une orientation à la hausse des prix et de la reprise de l'inflation dans la zone Euro.
En relevant le taux de refinancement d'un quart de point à 1,25%. Jean-Claude Trichet prend à contre-pied de la Fed. Il confirme la perspective d'une orientation à la hausse des prix et de la reprise de l'inflation dans la zone Euro.
Bloqué depuis mai 2009 à 1% à la suite de la crise financière internationale, le taux de refinancement a été augmenté d'un quart de point. Le taux de facilité de dépôts est de 0,5% et le taux de prêt marginal de 2%. L'inflation a franchi depuis le mois de décembre les 2%, atteignant en mars 2,6%. Dans sa conférence de presse le président de la BCE Jean-Claude Trichet précise cependant "Nous n'avons pas décidé aujourd'hui que (la hausse) était la première d'une série de relèvements des taux d'intérêt... mais vous savez, au regard de notre propre doctrine passée, que nous faisons toujours tout ce que nous jugeons nécessaire pour assurer la stabilité des prix à moyen terme. Donc je confirme que nous ferons tout ce qui est nécessaire pour assurer la stabilité des prix." Selon le Président de la BCE "la politique monétaire reste accommodante et continue de ce fait à apporter un soutien considérable à l'activité économique et à la création d'emplois. L'ajustement de cette politique monétaire très accommodante se justifie à la lumière des risques à la hausse pesant sur la stabilité des prix que nous avons identifiés. Notre décision contribuera à garder les anticipations en matière d'inflation dans la zone euro fermement ancrées, conformément à notre objectif de maintenir le taux d'inflation juste en-dessous de 2% sur le moyen terme. Un tel ancrage est un pré-requis pour que la politique monétaire puisse contribuer à la croissance dans la zone euro." Il juge en outre que les établissements bancaires "continuent d'augmenter la fourniture de crédits à destination du secteur privé".
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