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Prudence de mise malgré la bonne nouvelle grecque

Les investisseurs redoutaient que l'élection d'un parti anti-austérité, comme la Coalition de la gauche radicale (Syriza) arrivée deuxième, ne mettent en péril l'aide financière internationale à Athènes et précipite une sortie du pays de l'Union monétaire, plongeant encore plus l'Europe dans la crise.
Finalement, les partis politiques favorables à l'aide financière internationale vont s'atteler ce lundi en Grèce à la tâche de former un gouvernement majoritaire au parlement au lendemain de leur victoire aux élections législatives.


Les Bourses européennes ont ouvert en hausse lundi, même si la prudence était toujours de mise, après le succès dimanche du parti des conservateurs grecs favorable à l'austérité lors des élections législatives, qui éloigne la perspective d'une sortie de la Grèce de la zone euro.

La Bourse de Paris évoluait en hausse lundi (+0,94%), a 09H26 (07H26 GMT), l'indice vedette CAC 40 prenait 28,87 points à 3.116,49 points. Francfort, le Dax progressait de 0,96% et à Londres, le FTSE .FTSE de 0,70%. L'indice paneuropéen Eurostoxx 50 évoluait en hausse de 0,69%.
Les places boursières italiennes et espagnoles affichaient des progressions plus limitées. A Madrid, l'Ibex35 avançait de 0,34% et à Milan, le FootsieMib progressait de 0,17%.
En revanche, la Bourse d'Athènes .ATG a ouvert en hausse de plus de 6%, les banques grecques affichant une progression de plus de 14%.

Les investisseurs redoutaient que l'élection d'un parti anti-austérité, comme la Coalition de la gauche radicale (Syriza) arrivée deuxième, ne mettent en péril l'aide financière internationale à Athènes et précipite une sortie du pays de l'Union monétaire, plongeant encore plus l'Europe dans la crise.
Finalement, les partis politiques favorables à l'aide financière internationale vont s'atteler ce lundi en Grèce à la tâche de former un gouvernement majoritaire au parlement au lendemain de leur victoire aux élections législatives.

Toutefois, la prudence n'était pas totalement écartée, les investisseurs s'inquiétant encore de la situation financière de l'Espagne et de ses banques, et du risque de contagion à l'Italie. L'euro et les rendements obligataires espagnols et italiens ne profitaient pas ainsi du soulagement perceptible sur les places boursières.

La crise de la dette en Europe devrait être également le principal sujet de discussion du sommet du groupe des vingt pays les plus industrialisés et des puissances émergentes (G20), qui se tient à partir de ce lundi et jusqu'à mardi au Mexique.
Les investisseurs espèrent une réponse coordonnée à la crise en zone euro de la part des dirigeants des pays du G20, dans la perspective d'un nouveau sommet européen prévu les 28 et 29 juin.
Les opérateurs de marché sont aussi dans l'expectative de la réunion de politique monétaire de la Réserve fédérale américaine mardi et mercredi. Beaucoup attendent de nouvelles mesures d'assouplissement quantitatif de
la part de la banque centrale.

CHANGES - L'euro reculait à moins de 1,27 dollar, après avoir brièvement touché un plus haut d'un mois face au billet vert, à 1,2748, dans le sillage des résultats des élections législatives grecques.
"L'euro pourrait tester des plus hauts cette semaine, à des niveaux autour de 1,28 à 1,30 dollar, en particulier dans la perspective de la réunion de la Fed", le dollar pouvant afficher une certaine faiblesse, predisent certain investisseurs.
Beaucoup d'analystes restaient toutefois prudents face aux incertitudes encore présentes en Europe, notamment sur l'Espagne et l'Italie et attendaient des annonces dans le cadre du sommet du G20 cette semaine et plus tard de celui de l'UE.
"L'euro a de bonnes perspectives sur le plan technique mais des mauvaises sur le plan fondamental", résumait un trader au sein d'une banque japonaise.

PÉTROLE - Le baril évoluait en hausse à plus de 98 dollars, profitant du soulagement des investisseurs après les élections grecques.
"Nous devrions voir les inquiétudes sur l'Italie et l'Espagne restreindre toute hausse supplémentaire du brut", a toutefois averti un investisseur.
Les opérateurs sur le marché pétrolier surveilleront aussi le début des négociations à Moscou entre les grandes puissance énergétiques et l'Iran.

Sylvain Brenner manager de compte chez optionclick.com


Article paru le : 29-03-2013 à 10:48:25


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