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Dette des Etats, euro : les raisons d'une crise qui dure
les Echos - 06/05/2010
A Athènes, les manifestations endeuillées par la mort de trois personnes • Nouvel accès de faiblesse de l'euro face aux craintes sur le Portugal • Les places boursières européennes encore chahutées hier
Les marchés ont, de nouveau, fait preuve d'une grande fébrilité, hier, devant les risques de contagion de la crise grecque. L'agence Moody's a placé la note du Portugal sous surveillance négative, compte tenu des risques qui pèsent sur les perspectives de croissance du pays, et donc sur le rétablissement de ses finances publiques. Cela a fait chuter la monnaie unique européenne à un plus bas depuis mars 2009. Les Bourses européennes ont accusé le coup, à l'image de Madrid (- 2,2 %). En Grèce, c'est l'équation politique qui menace de se compliquer. Les manifestations d'hier ont été émaillées de violences, et trois personnes ont péri. Même s'il s'agit là des agissements de bandes isolées, le climat semble se tendre dans le pays. Les regards se portent désormais sur l'attitude de la Banque centrale européenne, qui devrait décider aujourd'hui si elle se lance dans l'achat massif d'obligations d'Etat européennes. Une stratégie qui permettrait d'empêcher un nouvel accès de fièvre sur les taux d'intérêt, mais ne serait pas sans risque pour l'euro.
http://www.lesechos.fr/journal/index.htm
La contagion de la crise à l'Espagne met l'euro en danger
Le Monde - 05/05/2010
Tout est parti de deux rumeurs : le gouvernement espagnol envisagerait de taper à la porte du Fonds monétaire international (FMI) pour réclamer une aide de 280 milliards d'euros ; la note de la dette de l'Espagne pourrait être abaissée par les agences Moody's et Fitch.
Malgré les démentis, les Bourses européennes ont plongé mardi 4 mai : – 5,41 % à Madrid, – 6,68 % à Athènes et – 3,64 % pour le CAC 40 à Paris. La baisse se poursuivait mercredi matin, les investisseurs s'inquiétant d'une possible contagion de la crise grecque aux "maillons faibles" de la zone euro.
La monnaie unique, de son côté, chutait sous le seuil symbolique de 1,30 dollar, jusqu'à 1,2976 dollar, tandis que les taux d'intérêt de la Grèce, de l'Espagne et du Portugal repartaient à la hausse.
"Ces rumeurs concernant l'Espagne sont imbéciles", s'agace René Defossez, analyste sur le marché de la dette chez Natixis. A court terme, le pays n'a, selon lui, aucune raison d'être aux abois en termes de liquidités. Pour autant, "on a le droit d'être inquiet", reconnaît-il. Son modèle de croissance, fondé sur l'immobilier et les banques, est "mort" ; le pays est condamné pour plusieurs années à avoir une croissance zéro.
http://www.lemonde.fr/europe/article/2010/05/05/la-contagion-de-la-crise-a-l-esp
Crise grecque : Strauss-Kahn souhaite "réussir à éviter la contagion"
La Tribune - 05/05/2010
La crise financière que traverse la Grèce comporte un risque de contagion en soi mais il est peu vraisemblable qu'il concerne la France ou l'Allemagne, estime dans Le Parisien Dominique Strauss-Kahn, directeur général du Fonds monétaire international (FMI)."Il y a toujours des risques", répond Dominique Strauss-Kahn, directeur général du Fonds monétaire international (FMI), à la question de savoir s'il existe un risque de contagion de la crise grecque en Europe, lors d'un entretien publié ce mercredi par Le Parisien. Mais "il n'y a pas de risque réel pour la France, ni pour l'Allemagne ou les grands pays européens", ajoute-t-il.
Alors que la crainte d'une extension de la crise grecque à l'Espagne et au Portugal fait chuter l'euro, Dominique Strauss-Kahn souligne la nécessité de "réussir à éviter la contagion" en Europe. "Le plan grec a été dimensionné aussi pour cela. Il faut cependant que chacun reste extrêmement vigilant", ajoute l'ancien ministre français de l'Economie, très présent dans les médias français en ce moment.
http://www.latribune.fr/actualites/economie/international/20100505trib000505810/
Nombres d'articles : 761
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