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Les nuages s'accumulent au dessus de Goldman Sachs
le Figaro - 26/04/2010
Le Sénat américain a diffusé des mails montrant que banque de Wall Street se délectait, pendant la crise, de gagner tant d'argent, grâce à ses produits misant sur la chute du marché immobilier.
L'affaire Goldman Sachs a franchi, le week-end des 24 et 25 avril, une nouvelle étape politique avec la publication par le Sénat américain de courriels embarrassants pour la banque, accusée de s'être enrichie, en 2007, en pariant sur la baisse de produits financiers que la banque avait parfois elle-même vendus à ses clients.
Larry Summers, conseiller économique du président Obama, a refusé dimanche de commenter l'affaire Goldman Sachs, si ce n'est pour préciser : «Voilà qui souligne ce qui est au cœur de la vision du président (dans la réforme de la finance): l'importance de la transparence.»
Choquée de ce déballage avant l'ouverture d'auditions publiques lundi, au Congrès, Goldman Sachs nie catégoriquement avoir violé la loi. Elle maintient que son rôle d'intermédiaire au service de clients institutionnels aux vues divergentes sur la tendance du marché immobilier l'obligeait à spéculer à la baisse sur certains titres de manière à couvrir ses risques pris par ailleurs sur d'autres positions.
S'ils ne prouvent rien de frauduleux, les mails rendus publics, samedi, par le Sénat montrent que la banque de Wall Street se délectait, pendant la crise, de gagner tant d'argent, grâce à ses produits dérivés misant sur la chute du marché immobilier subprime, alors que ses propres clients - dont des banques européennes - s'appauvrissaient dans des opérations inverses.
http://www.lefigaro.fr/societes/2010/04/25/04015-20100425ARTFIG00203-nouvelles-a
La Grèce lance son SOS antifaillite
Liberation - 26/04/2010
Analyse
Le Premier ministre, Georges Papandréou, a demandé vendredi d’activer le plan de sauvetage UE-FMI de 45 milliards d’euros pour sortir le pays de la crise financière.
Comme Saint-Thomas, les marchés financiers ont demandé à voir. Etranglé par les taux d’intérêt toujours plus élevés exigés par des investisseurs réticents à prêter de l’argent à un pays qu’ils estiment proche de la cessation de paiement, Georges Papandréou n’a eu d’autre choix que de leur démontrer que la zone euro ne laissera pas tomber l’un des siens. Le Premier ministre grec s’est résolu, la mort dans l’âme, à demander l’activation du plan d’aide européen qui permettra de couvrir l’ensemble des besoins de financement de son pays pour 2010 et éventuellement jusqu’en 2013. «C’est une nécessité nationale et une priorité que de demander officiellement à nos partenaires d’activer le mécanisme que nous avons tous ensemble mis au point», a-t-il dit. La zone euro va devoir aller vite, Athènes ayant besoin d’emprunter 10 milliards d’euros avant le 19 mai.
http://www.liberation.fr/economie/0101631877-la-grece-lance-son-sos-antifaillite
La fragilité économique et politique du Portugal fait craindre que le pays soit la prochaine cible des marchés
Le Monde - 26/04/2010
Cristiano Ronaldo, l'un des footballeurs les plus riches de la planète, "a la certitude que son argent sera en sécurité au Banco Espirito Santo". Sur les publicités de BES, la principale banque portugaise, l'image de la star s'affiche comme un contre-pied à l'offensive des marchés sur la crédibilité financière du pays. "Ceux qui parient sur la banqueroute du Portugal vont perdre beaucoup", a déclaré le président de la République, Anibal Cavaco Silva, en réponse aux pressions exercées sur la dette portugaise.Le Portugal connaîtrait une situation comparable à celle de l'Argentine en 2001, selon un article de deux économistes américains publié le 15 avril dans le NewYork Times. Après la Grèce, le Portugal ? Il n'en fallait pas plus pour que les spéculateurs internationaux cherchent à vérifier ce sombre pronostic. "Les marchés sont nerveux et surréagissent aux titres de presse alors que les fondamentaux n'ont pas changé, minimise Carlos Andrade, chef économiste du groupe BES. Le pays n'a pas de problème de liquidités. Depuis le début de l'année, il est allé plusieurs fois sur le marché sans difficulté, il n'y a pas de raison pour que les primes de risque augmentent."
http://www.lemonde.fr/economie/article/2010/04/26/la-fragilite-economique-et-pol
Nombres d'articles : 761
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