Anaxago s’est imposée comme l’une des principales plateformes françaises de financement participatif immobilier et de private equity. Elle permet de prêter à des promoteurs, de financer des projets d’innovation (tech, IA, santé) ou encore d’investir via des fonds. La plateforme existe depuis plus de dix ans, affiche une expérience utilisateur soignée et propose un accompagnement téléphonique régulier des épargnants, ce qui séduit de nombreux particuliers.
Malgré ces atouts, la situation s’est compliquée depuis 2024 avec une hausse marquée des retards et défauts sur les projets, en particulier sur l’immobilier. Ces difficultés changent la perception globale du risque pour les investisseurs et imposent, selon l’auteur, une vigilance accrue avant chaque souscription. Les performances affichées restent attractives, mais le contexte actuel appelle à une analyse plus fine de chaque dossier proposé.
Vous envisagez d’utiliser Anaxago pour diversifier votre patrimoine ? Vous trouverez ci-dessous un tour d’horizon complet : avis global, retours de la communauté, fonctionnement des produits (immobilier, start-up, fonds), risques à connaître, forces et faiblesses de la plateforme, ainsi qu’une foire aux questions très détaillée pour clarifier les points pratiques et réglementaires.
Avis général sur Anaxago et bonus de bienvenue
L’auteur exprime un avis globalement positif mais nuancé sur Anaxago. La plateforme est décrite comme sérieuse, bien encadrée et particulièrement intéressante pour le crowdfunding immobilier et le financement de start-up via le private equity. L’accompagnement est mis en avant : les nouveaux inscrits sont régulièrement appelés afin de vérifier s’ils souhaitent être guidés dans leurs choix, ce qui contribue à une impression de service client premium. Les projets présentés sont jugés globalement de bonne qualité.
Cependant, un point de vigilance majeur est souligné : depuis le début de l’année 2024, la proportion de projets en retard ou en défaut a fortement augmenté. Pour l’auteur, ce changement de situation doit inciter à redoubler de prudence lors de l’analyse des opportunités. Les prochaines années seront déterminantes, car la réussite ou non des recouvrements conditionnera la performance réelle des investisseurs.
La plateforme doit encore progresser sur deux aspects jugés essentiels : la qualité du suivi des opérations en difficulté et l’efficacité du recouvrement. Même si des mises à jour trimestrielles sont fournies, elles sont perçues comme peu fournies en informations réellement utiles pour comprendre l’état des projets. Cela crée un décalage entre l’image de sérieux et la profondeur du monitoring terrain.
Un partenariat commercial entre Anaxago et Investissements-Faciles permet aux lecteurs de bénéficier d’une prime de 100 € lors de leur premier investissement, via l’utilisation du code promotionnel IF100 dans leur profil. Il s’agit d’une offre rémunérée pour le site, mais qui se traduit par un avantage financier concret pour les nouveaux utilisateurs éligibles.
Forces et faiblesses d’Anaxago en un coup d’œil
Ce qui joue en faveur de la plateforme
Parmi les principaux atouts d’Anaxago, l’auteur insiste sur l’ergonomie du site et de l’espace utilisateur, jugée très aboutie. L’interface est claire, agréable à parcourir et permet de suivre ses investissements facilement. Pour un investisseur qui compare plusieurs acteurs sérieux, cette qualité d’utilisation peut faire pencher la balance, surtout lorsque l’on multiplie les opérations.
Autre point mis en avant : Anaxago permet d’accéder au private equity en s’appuyant sur une société de capital-risque spécialisée, ce qui renforce l’expertise sur la sélection de start-up. La gamme de projets est large : immobilier, innovation, fonds d’investissement, assurance-vie et SCPI, ce qui facilite la mise en place d’une diversification au sein d’un même écosystème. Cette diversité d’actifs distingue la plateforme d’autres acteurs plus “mono-produit”.
Les principaux points faibles à garder en tête
En contrepartie, plusieurs faiblesses sont clairement identifiées. Tout d’abord, le taux de défaut sur les projets immobiliers est décrit comme très élevé, ce qui n’est pas anodin dans un contexte où la situation du marché est déjà tendue. Les délais d’émission des obligations et actions sont également jugés beaucoup trop longs : il peut se passer plusieurs mois entre la souscription et l’émission effective des titres, période pendant laquelle le capital investi ne génère aucun intérêt.
L’auteur regrette aussi une description des projets qui pourrait être plus complète, avec davantage de données financières et d’analyses synthétiques. Les statistiques publiées par la plateforme sont jugées perfectibles, notamment sur les opérations en actions. Enfin, le suivi des projets est qualifié d’“à améliorer”, car certains problèmes ne semblent apparaître qu’à l’approche du remboursement, laissant penser que le contrôle des opérations manque parfois de profondeur.
Retour des investisseurs et expérience personnelle
Ce que disent les avis publics en ligne
Les notes laissées par les investisseurs sur internet sont plutôt bonnes, tout en laissant apparaître des critiques récurrentes. Sur Google, Anaxago obtient 3,5/5 pour 188 avis, ce qui montre une satisfaction modérée mais globalement positive. Les commentaires négatifs concernent surtout des sorties défavorables sur des projets de private equity, un segment où le niveau de risque est naturellement plus élevé et souvent mal appréhendé par les particuliers.
Sur Trustpilot, la note est légèrement plus élevée : 3,6/5 pour 903 avis, ce qui constitue un volume de retours bien plus représentatif. Là encore, les témoignages sont en majorité favorables, mais plusieurs critiques reviennent : nombre important de projets en difficulté, découverte tardive des complications (proches de l’échéance) et latence notable dans l’émission des obligations pour les projets de dette. Ces éléments recoupent en partie l’analyse de l’auteur, qui constate lui aussi des délais anormalement longs par rapport à la concurrence.
Le portefeuille d’Investissements Faciles sur Anaxago
Au niveau personnel, l’auteur indique disposer pour l’instant d’un historique limité sur la plateforme. Au travers de la société Investissements Faciles, quatre projets de crowdfunding immobilier ont été financés, pour un montant total de 9 000 €. Les quatre opérations sont toujours en cours, ce qui ne permet pas encore de dresser un bilan définitif en termes de rentabilité finale et de taux de recouvrement.
Les mises à jour reçues sont jugées régulières, mais peu détaillées : elles contiennent peu d’éléments concrets permettant de mesurer précisément l’avancement ou les difficultés réelles. Ce retour rejoint les remarques des autres investisseurs, qui aimeraient des reportings plus transparents et plus riches en indicateurs chiffrés.
Fonctionnement général d’Anaxago et cadre réglementaire
Une plateforme multi-activités encadrée par l’AMF
Anaxago fait partie des acteurs historiques du financement participatif en France. Elle se positionne à la fois sur le crowdfunding immobilier et sur le crowdequity (prise de participation au capital de sociétés non cotées). L’ensemble est encadré par plusieurs statuts réglementaires délivrés par l’Autorité des marchés financiers, couvrant le financement participatif, le conseil en investissement, l’activité de courtage en assurance et la gestion de portefeuille.
Depuis sa création en 2012, la plateforme a financé plus de 880 000 000 € de projets. Sur ce total, plus de 640 000 000 € concernent l’immobilier, tandis que le reste est dirigé vers l’innovation et l’investissement locatif. Anaxago propose notamment des opérations en actions, permettant de prendre une participation dans les sociétés innovantes financées et dans certains projets immobiliers. Cela ouvre aux investisseurs l’accès à la classe d’actifs du private equity, habituellement plus difficile d’accès pour les particuliers.
Les caractéristiques affichées sont les suivantes : une sélection de projets jugés qualitatifs, plusieurs catégories d’actifs (immobilier, private equity, fonds, SCPI), un rendement brut moyen de 9,9 %, ainsi qu’un accompagnement téléphonique en cas de besoin. En revanche, les taux de retard (13,53 % en montant sur l’immobilier) et de défaut (24,62 % en montant sur l’immobilier) sont significatifs, ce qui doit être pris en compte dans toute projection de performance réelle.
Données clés et agréments réglementaires
Pour y voir plus clair, voici un récapitulatif des principaux indicateurs et informations sur Anaxago :
| Élément | Détails |
|---|---|
| Type de plateforme | Crowdfunding immobilier et crowdequity |
| Agréments | PSFP (FP-2023-25), CIF et COA (19001970), société de gestion de portefeuille (GP 18000016) |
| Pays | France |
| Dirigeants et actionnaires de référence | Joachim Dupont, Caroline Lamaud, Chloe Brun |
| Année de création | 2012 |
| Avis clients | 3,5 / 5 (Google) et 3,8 / 5 (Trustpilot, mentionnée dans le tableau récapitulatif) |
| Taux d’intérêt moyen | 9,9 % brut |
| Investissement minimal | 1 000 € |
| Montant total financé | Plus de 885 000 000 € |
| Taux de retard (montant, immobilier) | 13,53 %* |
| Taux de défaut (montant, immobilier) | 24,62 %* |
| Taux de perte (montant) | Non calculable** (2 pertes annoncées, 90 % de recouvrement, montants non détaillés) |
| Bonus de parrainage | 100 € offerts au premier investissement via le partenariat |
* Les taux de retard et de défaut sont calculés en rapportant le montant du capital en retard ou en défaut au capital investi diminué du capital déjà remboursé. ** Pour les pertes, seules deux opérations sont mentionnées avec un taux de recouvrement de 90 %, sans informations chiffrées précises. À noter également : ces statistiques excluent les projets en actions, alors que ces derniers présentent un risque de perte plus important, inhérent au private equity.
Sur la question de la fiabilité, l’auteur considère qu’Anaxago reste une plateforme réglementée, encadrée par l’AMF et qui cherche à privilégier des solutions de sortie avantageuses pour les investisseurs même en cas de difficultés. Malgré tout, la hausse récente des incidents de remboursement et les limites du suivi imposent de ne pas sous-estimer la dimension risquée de ce type d’investissement.
Ergonomie, suivi et gamme de produits proposés
Une interface moderne et agréable à utiliser
Du point de vue de l’expérience utilisateur, Anaxago est qualifiée de plateforme particulièrement réussie. Le tableau de bord est clair, les rubriques sont bien organisées et la navigation est fluide malgré la variété des produits proposés. Pour de nombreux épargnants, cette facilité de prise en main constitue un argument important, surtout lorsqu’ils gèrent plusieurs dizaines de projets et souhaitent vérifier rapidement l’état de leur portefeuille.
Malgré la richesse fonctionnelle (immobilier, private equity, assurance-vie, SCPI, fonds d’investissement), l’interface reste intuitive. L’auteur estime même qu’Anaxago est probablement l’une des plateformes les plus abouties sur ce plan. Pour un investisseur qui hésite entre plusieurs options similaires en termes de sérieux, cette qualité de l’outil peut être un critère de décision.
Accompagnement des investisseurs et reporting des projets
L’un des aspects positifs mis en avant concerne le suivi personnalisé des utilisateurs. Il est fréquent de recevoir un appel d’un conseiller après l’inscription ou la consultation d’un projet. Cet échange sert à clarifier les objectifs, répondre aux questions et éventuellement proposer des opportunités en adéquation avec le profil de l’investisseur. Plusieurs membres de la communauté confirment que ces discussions sont jugées sérieuses et utiles.
En revanche, le suivi proprement dit des projets financés laisse davantage à désirer. Les nouvelles arrivent tous les trois mois environ, mais les informations fournies restent souvent superficielles : peu de chiffres précis, peu de détails sur les difficultés éventuelles. Certains investisseurs rapportent que les problèmes ne remontent qu’en fin de projet, au moment du remboursement, ce qui donne l’impression que la plateforme “découvre” tardivement les obstacles. Pour l’auteur, ce suivi devrait être plus approfondi et plus transparent.
Une offre de produits très diversifiée
Initialement centrée sur le financement immobilier et l’innovation, Anaxago s’est progressivement positionnée comme une plateforme d’investissement globale. Elle propose aujourd’hui :
- Des opérations de crowdfunding immobilier (principal produit historique) ;
- Des investissements en private equity, notamment dans des start-up innovantes ;
- Des fonds d’investissement, comme certains FCPR dédiés ;
- Un contrat d’assurance-vie maison, baptisé Anaxago Value ;
- L’accès à des SCPI sélectionnées.
Dans le segment immobilier, Anaxago se singularise par la place accordée aux actions et obligations convertibles. Les obligations simples ne représentent que 38 % des financements, alors qu’elles dominent largement sur la plupart des autres plateformes. Les projets en actions sont plus risqués, mais la rémunération suit la performance de l’opération, ce qui peut devenir très attractif en cas de succès. Les obligations convertibles donnent quant à elles la possibilité de prendre le contrôle de la société en cas de gros retard ou de défaut, ce qui offre une sécurité supplémentaire à l’investisseur.
SCPI et assurance-vie disponibles via Anaxago
Les SCPI accessibles sur la plateforme
Au-delà du crowdfunding, Anaxago permet également de souscrire à certaines SCPI (Sociétés Civiles de Placement Immobilier). Trois véhicules sont actuellement proposés : Kyaneos Pierre (orientée résidentiel), Pierval Santé (spécialisée dans l’immobilier de santé) et ActivImmo (axée logistique). Ces supports permettent d’investir indirectement dans l’immobilier via des sociétés de gestion, tout en restant dans l’écosystème Anaxago.
Ces SCPI s’inscrivent dans une logique de diversification complémentaire aux projets de promotion immobilière financés en dette ou en actions. Elles offrent une exposition à des segments variés (logement, santé, entrepôts), avec un fonctionnement de type pierre-papier. Pour les investisseurs qui souhaitent rester dans le cadre de la plateforme, c’est une manière de lisser une partie du risque en combinant opérations court terme et placements plus mutualisés.
Anaxago Value, le contrat d’assurance-vie
Un élément vraiment différenciant est l’existence d’Anaxago Value, un contrat d’assurance-vie que l’on peut ouvrir directement via la plateforme. Peu d’acteurs du crowdfunding proposent ce type de produit. Il s’agit d’une enveloppe fiscale classique permettant de bénéficier, après huit ans de détention, d’une fiscalité adoucie sur les retraits, tout en restant dans l’écosystème de la marque.
Ce contrat autorise plusieurs types de supports : le fonds d’investissement d’Anaxago lui-même, le fonds en euros Netissima, ainsi que des unités de compte comme des ETF, des actions et des obligations, françaises et internationales. Les frais de gestion annuels sont de 0,85 %, ce qui reste acceptable même si certains contrats en ligne descendent autour de 0,5 %. En contrepartie, il n’y a ni frais d’entrée, ni frais d’arbitrage, ni frais de sortie, ce qui est désormais courant sur les assurances-vie souscrites via internet.
Investir dans les start-up avec Anaxago
Accès au private equity grâce au rachat de CAP HORN
Anaxago ouvre aux particuliers une porte vers le financement de start-up, un univers plus généralement réservé aux investisseurs professionnels ou fortunés. Le principe consiste à entrer au capital de jeunes entreprises à fort potentiel lors de levées de fonds, en espérant réaliser une plus-value en cas de forte croissance ou de revente de la société. Ce segment correspond au private equity, ou capital-investissement.
Depuis le rachat de la société de venture capital CAP HORN Invest, la plateforme a renforcé ses capacités d’analyse. Une équipe dédiée étudie les dossiers, opère une sélection exigeante et met en place une structuration juridique via des holdings (ClubDeals). CAP HORN investit à différents stades du développement des start-up, en prenant des participations, et propose aussi à des investisseurs particuliers fortunés d’entrer dans ses fonds.
Deux modes d’investissement en start-up et exemples de secteurs
Concrètement, Anaxago permet d’investir dans des entreprises innovantes par deux canaux : soit via des opérations directes (club deals), soit à travers des fonds d’investissement. Les opérations directes ciblent des sociétés en forte croissance potentielle, notamment dans la santé (biotech, medtech), la tech (SaaS, cybersécurité, IA) ou encore la transition écologique.
Les entreprises financées sont généralement en phase de lancement ou dans une étape d’accélération après une première levée de fonds. Parmi les noms cités figurent par exemple Umiami, Murfy ou Bodyguard.ai. Le ticket d’entrée pour ces investissements directs démarre à 2 000 €, ce qui rend ce type d’opération accessible à davantage de particuliers qu’habituellement.
Pour ceux qui préfèrent une approche plus diversifiée, Anaxago met ponctuellement à disposition des FCPR, comme Anaxago Society 2023 ou AxClimat. Ces fonds visent un accès mutualisé au capital-innovation, avec un ticket d’entrée plus élevé, situé autour de 10 000 à 20 000 €. Ils permettent de répartir le risque sur plusieurs participations au lieu de miser sur une poignée de start-up.
Fonds Anaxago Society 2023 : analyse et limites
Le fonds Anaxago Society 2023 a pour objectif d’investir dans des opérations de marchands de biens, en diversifiant sur une vingtaine de projets tout en rendant l’approche complètement passive pour l’investisseur. L’idée est que l’épargnant délègue la sélection et le suivi à une équipe dédiée et se contente de souscrire au fonds, sans choisir chaque opération individuellement.
Pourtant, l’auteur se montre peu convaincu par ce véhicule d’investissement. La durée de vie est annoncée entre 5 et 7 ans, pour un objectif de performance de 7 % net de frais par an. Au-delà de ce seuil de 7 %, 20 % de la surperformance est versée au gérant sous forme de carried interest. Ce mécanisme est courant dans le private equity, mais vient rogner le gain potentiel du souscripteur.
Les frais annuels se situent entre 2 et 2,25 %, ce qui s’ajoute aux divers coûts déjà présents. Il faut également compter 4 % de droits d’entrée pour les montants inférieurs à 1 M€. Les projets financés combinent dette (obligations) et prises de participation (actions), avec un accent sur la rénovation énergétique. Le fonds peut être logé dans un PEA ou un PEA-PME, offrant ainsi une optimisation fiscale possible, mais l’empilement de frais amène l’auteur à juger le produit peu attractif.
Au final, même si Anaxago propose un service client de haut niveau et peut déclencher des appels lorsque des projets correspondent aux critères de l’investisseur, l’auteur ne perçoit pas d’avantage décisif à passer par ce fonds plutôt que par une sélection directe de projets, compte tenu du coût global. La structure de frais lui semble trop lourde par rapport aux performances attendues du crowdfunding immobilier.
Qualité des descriptions de projets et note ESG
Présentation des projets : des informations intéressantes mais incomplètes
Sur la partie documentation, l’auteur adopte une position mitigée. Les fiches projets contiennent des informations pertinentes, mais il regrette l’absence d’un véritable bilan comptable complet de l’opération. Or ce type de document est fondamental pour qui veut comprendre précisément la rentabilité et la solidité financière du montage. Les données fournies restent jugées insuffisantes pour une analyse approfondie.
La présentation se décline en deux volets principaux : une fiche de synthèse accessible sur le site, puis une présentation plus détaillée d’une vingtaine de pages. Sur le web, les informations sont structurées autour de données génériques (taux, durée, type de projet et de produit financier) et de trois onglets : “Projet”, qui décrit la localisation et les travaux prévus, “Montage”, qui présente la structure juridique et le calendrier, et “Opérateur”, qui donne des précisions sur le porteur de projet. L’ensemble est clair, mais très factuel, sans vraie interprétation ou mise en perspective des chiffres.
Limites de la présentation détaillée et pistes d’amélioration
Le document dit “détaillé” ajoute des éléments intéressants : analyse des risques, matrice FFOM (forces, faiblesses, opportunités, menaces), table d’emplois des ressources financières, scénarios de revente. Le principal intérêt réside dans l’explicitation de la perception des risques. Malgré cela, l’auteur reste sur sa faim, car certains indicateurs clés ne sont pas présents.
En particulier, l’exposition globale du porteur de projet au crowdfunding et la composition précise de l’actif ne sont pas systématiquement repris dans ce document, alors qu’ils figurent dans le document d’information réglementaire (DIR), souvent très long (plus de 100 pages dans l’exemple cité). La plupart des investisseurs ne liront pas ce DIR jusqu’au bout, d’où l’importance d’intégrer ces données cruciales dans une synthèse plus digeste.
Pour améliorer la qualité de la présentation, l’auteur souhaiterait voir apparaître un bilan complet et détaillé de l’opération, les derniers bilans comptables simplifiés de l’opérateur, ainsi qu’un tableau reprenant le détail des prix de vente projetés pour chaque actif en cas de revente à la découpe. Ces ajouts rendraient selon lui la prise de décision beaucoup plus éclairée pour l’investisseur.
La note ESG, un élément différenciant
Un point positif notable est l’intégration d’une note ESG pour chaque projet. Cette notation évalue les critères environnementaux, sociaux et de gouvernance, ce qui permet de mesurer l’impact non financier de l’investissement. La catégorie “Environnement” s’intéresse à l’empreinte écologique et aux éventuels bénéfices environnementaux, la partie “Social” prend en compte l’attractivité du quartier et la présence de logements accessibles ou sociaux, et la “Gouvernance” examine le respect des réglementations et les efforts vers la neutralité carbone.
Pour l’auteur, cette note ESG va dans le bon sens. Elle apporte davantage de transparence et aide les investisseurs à saisir les enjeux extra-financiers des projets financés. Cela peut être particulièrement important pour ceux qui souhaitent aligner leur épargne avec des convictions environnementales ou sociales, tout en recherchant une performance financière.
Points faibles et axes de progression identifiés
Informations incomplètes, délais d’émission et suivi des projets
Malgré sa réputation de sérieux, Anaxago présente plusieurs axes d’amélioration selon l’auteur. Le premier concerne la richesse des informations fournies sur les projets : bien que les présentations soient généralement bien structurées et pertinentes, il manque des données complémentaires pour permettre aux investisseurs les plus exigeants de réaliser une analyse détaillée. Une transparence accrue sur les aspects financiers serait appréciée.
Le deuxième point problématique est la longueur des délais d’émission des obligations et des actions. Après la souscription, il peut se passer plusieurs mois avant que les titres soient effectivement émis, ce qui signifie que l’argent investi ne produit aucun intérêt pendant cette période. Par rapport à d’autres plateformes, ce délai est jugé excessif et réduit mécaniquement le rendement global obtenu par l’investisseur.
Enfin, le suivi des projets est perçu comme insuffisant. Trop souvent, les opérations semblent se dérouler sans encombre jusqu’à l’échéance, puis des difficultés émergent au moment prévu du remboursement. L’auteur estime qu’il serait souhaitable qu’Anaxago renforce les contrôles, exige davantage de preuves de l’avancement réel (visites, documents chiffrés) et n’accorde pas trop facilement des prorogations à des opérateurs peu coopératifs. Un suivi plus proactif des recouvrements permettrait de défendre plus efficacement les intérêts des investisseurs.
Statistiques perfectibles et manque de données sur les projets en actions
Les statistiques publiées par Anaxago sur les projets immobiliers sont jugées claires en ce qui concerne la distinction entre retards et défauts de paiement. Cependant, la manière de calculer et de présenter ces chiffres ne correspondrait pas totalement aux derniers standards de l’association Financement Participatif France, ce qui rend plus complexe la comparaison directe avec d’autres plateformes.
Le reproche le plus important tient à l’absence de statistiques détaillées sur les projets d’innovation en actions. Or ce sont précisément ceux qui présentent un niveau de risque élevé et où les pertes potentielles sont les plus importantes. Disposer d’indicateurs de performance sur ces opérations permettrait aux investisseurs de mieux mesurer la réalité du risque et de juger la pertinence de la sélection opérée par Anaxago sur ce segment.
Risques à connaître et alternatives possibles
Nature des risques sur Anaxago et spécificité du private equity
Les rendements mis en avant par Anaxago peuvent sembler très attractifs, mais ils s’accompagnent logiquement de risques conséquents. Le premier est celui de l’illiquidité : une fois l’investissement réalisé, il est en pratique très difficile de revendre ses obligations ou ses actions avant l’échéance, en l’absence de marché secondaire structuré. Il faut donc prévoir de pouvoir immobiliser la somme pendant toute la durée du projet.
Les retards constituent un autre risque fréquent. Même si une date de fin est annoncée, rien ne garantit que le porteur de projet sera en mesure de rembourser à l’heure. Ce risque concerne aussi bien les opérations immobilières que les prises de participation. Le danger le plus important est celui de la perte en capital, particulièrement marqué sur les projets d’innovation : nombre de start-up échouent ou stagnent, et il n’est pas rare de perdre la totalité de la mise sur certaines opérations. Ce risque est plus limité, mais pas nul, sur les projets immobiliers.
Le private equity, en particulier, peut offrir de très belles performances sur quelques dossiers gagnants, mais le niveau de risque est largement supérieur à celui des projets immobiliers classiques. Sur dix start-up financées, seules une ou deux génèrent en général des retours significatifs. Une diversification large est donc indispensable : miser seulement sur une ou deux entreprises est fortement déconseillé. L’horizon de placement est long (souvent 5 à 10 ans) et il n’existe généralement aucune liquidité intermédiaire.
Dans cette logique, l’auteur recommande de considérer ces investissements comme une composante additionnelle d’une stratégie globale, et de ne consacrer qu’une part modérée de son patrimoine à ce type d’opérations. Pour ceux qui préfèrent la mutualisation, Anaxago, via sa société de gestion Anaxago Capital, propose aussi des fonds de capital-risque qui répartissent les participations sur plusieurs sociétés.
Autres plateformes à étudier pour diversifier
Pour diversifier ses investissements ou comparer les approches, l’auteur renvoie vers d’autres plateformes qu’il a étudiées. Il mentionne La Première Brique, qui se distingue par un ticket d’entrée extrêmement bas (à partir de 1 €), Baltis, de taille plus modeste mais avec une qualité de projets jugée intéressante, ainsi que Monego, un acteur du crowdfunding immobilier avec un historique solide.
Ces plateformes constituent des alternatives potentielles pour répartir le risque au lieu de concentrer l’ensemble de ses opérations sur un seul acteur. L’auteur a également établi un classement des meilleures plateformes de crowdfunding, permettant aux investisseurs de comparer les modèles, les historiques de performance et les niveaux de risque affichés par chacun.
Questions fréquentes sur Anaxago
Fonctionnement, rendements, frais et fiscalité
Anaxago est avant tout une plateforme française de crowdfunding immobilier et de private equity, régulée par l’AMF. Les investisseurs y financent principalement des projets de promotion immobilière à partir de 1 000 €, avec un rendement moyen annoncé autour de 10 % par an brut. Selon le projet, on souscrit soit à des obligations (principalement pour l’immobilier), soit à des actions (immobilier ou innovation).
Les sociétés du groupe disposent de trois agréments principaux : Prestataire de Services de Financement Participatif (FP-2023-25), Conseiller en Investissements Financiers et Courtier en assurance ou réassurance (CIF et COA, numéro ORIAS 19001970) et société de gestion de portefeuille (numéro GP 18000016). Ces statuts encadrent les différentes facettes de l’activité et renforcent la dimension réglementaire de la plateforme.
Les rendements proposés se situent autour de 10 % bruts par an, avec des intérêts le plus souvent versés in fine, c’est-à-dire à l’échéance du projet. Pour les investissements directs dans les projets immobiliers et d’innovation, il n’y a pas de frais supplémentaires facturés à l’investisseur. En revanche, les produits distribués comme l’assurance-vie, les SCPI ou les fonds d’investissement comportent leurs propres frais de gestion et/ou droits d’entrée, qu’il convient d’examiner attentivement.
En termes de fiscalité, les revenus issus du crowdfunding immobilier sont soumis au Prélèvement Forfaitaire Unique (PFU) de 30 % sur les intérêts perçus. Certaines situations peuvent toutefois permettre une fiscalité plus légère : par exemple, si la tranche marginale d’imposition ne dépasse pas 11 %, si l’investisseur cotise à un système de santé étranger ou si sa résidence fiscale est située hors de France. Dans ces cas, le traitement fiscal dépendra du pays de résidence et des conventions applicables.
PEA-PME, durée d’investissement, revente et investisseurs étrangers
Il est possible d’investir via un PEA-PME sur certains projets obligataires proposés par Anaxago, ce qui permet d’intégrer ces placements dans le cadre fiscal spécifique de ce plan. Les projets en actions peuvent également être éligibles au PEA ou au PEA-PME, ce qui offre un complément d’outils pour optimiser la fiscalité globale des investissements.
La durée des projets immobiliers varie en général de 6 à 36 mois, avec une moyenne proche de 30 mois. Les opérations de prise de capital dans des sociétés innovantes s’étendent sur des horizons beaucoup plus longs, pouvant atteindre environ 6 ans. Il faut donc être prêt à immobiliser son capital pour une période qui peut être significative, surtout sur la partie private equity.
La revente des obligations ou des actions souscrites via Anaxago est très compliquée, car la plateforme ne propose pas de marché secondaire. Il faut considérer ces investissements comme non liquides et ne pas compter sur la possibilité de sortir avant la fin du projet. Concernant les investisseurs étrangers, la plupart des non-résidents et résidents fiscaux étrangers peuvent utiliser la plateforme, à l’exception probable des pays sous sanctions internationales.
Pour les non-résidents fiscaux, les intérêts versés sont payés bruts de prélèvements. Il revient alors à l’investisseur de déclarer ces revenus dans son pays de résidence. En cas de faillite d’Anaxago, les contrats restent conclus entre l’investisseur et la société émettrice (promoteur, start-up, etc.). La plateforme n’étant qu’un intermédiaire, les droits de l’investisseur subsistent, même si la gestion des projets en difficulté (retards, défauts) deviendrait plus complexe sans son concours.

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