Vous souhaitez créer votre entreprise en Suisse, mais vous ne savez pas comment vous y prendre ? Voici quelques conseils essentiels pour vous guider dans chaque étape de la création de votre structure dans ce pays.

Maîtrisez les règlements qui régissent l’économie suisse

Voici quelques règles essentielles à respecter lors de la création d’une entreprise en Suisse.

Création d’entreprise pour les membres de l’Union européenne (UE) et de l’Association européenne de libre-échange (AELE)

Les pays membres de l’Union européenne et de l’Association européenne de libre-échange (sauf les Roumains et les Bulgares) bénéficient tous de l’accord sur la libre circulation des personnes. Si vous êtes un citoyen de l’un de ces pays, vous avez la possibilité de vivre en Suisse et d’y développer une activité. Il vous faudra cependant obtenir une autorisation de séjour (livret B) d’une validité de 5 ans pour travailler en tant qu’entrepreneur.

Lors de l’enregistrement de votre entreprise, vous devez fournir les preuves de l’existence de votre activité (business plan, numéro de TVA, inscription au registre du commerce). De plus, les prescriptions de résidence diffèrent en fonction du type de société que vous souhaitez créer. Si vous souhaitez mettre en place une société à responsabilité limitée (SARL) ou une société anonyme (SA) dans le pays, l’un des associés ou celui qui représente l’entreprise doit résider en Suisse.

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Assurances sociales

Il est essentiel d’affilier votre entreprise à une caisse de compensation AVS (Assurance vieillesse et survivant) au cours de sa création. Vos collaborateurs doivent être également inscrits à une AVS, une assurance invalidité (AI) et une allocation pour perte de gains (APG). Les cotisations seront prélevées en fonction du salaire de vos employés et partagées à parts égales entre vous et vos collaborateurs.

Les services d’une fiduciaire pour créer votre entreprise

Vous pouvez demander l’avis d’une société fiduciaire en Suisse pour la création de votre entreprise. Ce type de société maîtrise en général les démarches et les règles à respecter pour réussir la création d’une structure en Suisse. Voici quelques services dont vous pouvez bénéficier en faisant appel à ces professionnels.

Création de sociétés

Une entreprise fiduciaire peut vous suivre à chaque étape liée à la création de votre entreprise. Elle est en mesure de vous aider à rédiger les statuts de votre entreprise, à préparer les documents essentiels et à les soumettre aux autorités compétentes. Cela vous permet de réduire les risques d’erreurs liés à la création d’une société.

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Après la création de votre société, une structure fiduciaire peut vous fournir des services d’administration. Elle peut par exemple vous aider dans le suivi des délais et des obligations légales et dans la tenue de registre précis. De plus, une entreprise fiduciaire peut vous aider à assurer une bonne tenue de votre comptabilité en Suisse. Pour ce faire, elle s’assurera que toutes les transactions sont bien enregistrées, classifiées et qu’elles sont conformes aux règles comptables en vigueur. Cela vous permet de vous concentrer sur d’autres activités plus importantes de l’entreprise afin de favoriser son évolution.

Représentation fiscale et permis de travail

Une entreprise fiduciaire peut vous fournir son expertise en ce qui concerne la fiscalité de votre structure. Elle peut vous aider à optimiser votre structure fiscale dans le respect des normes en vigueur. De plus, elle peut s’assurer que vos déclarations de TVA sont exactes et déposées en temps voulu. Cela vous permettra d’éviter les éventuelles pénalités. Une société fiduciaire peut aussi vous aider pour l’obtention des permis de travail nécessaires pour vos collaborateurs et veiller à ce que votre entreprise soit en conformité avec les règles légales.

Cependant, pour choisir une entreprise fiduciaire, il existe quelques critères essentiels à prendre en compte tels que :

  • les services proposés,
  • l’expérience,
  • la réputation de la société.

Assurez-vous que l’entreprise à contacter propose un large panel de service afin de pouvoir bénéficier d’un accompagnement à chaque étape de votre projet. Veillez également à ce qu’elle propose des services qui correspondent à vos besoins. Avant de signer un contrat avec une fiduciaire, renseignez-vous sur elle. Assurez-vous qu’il s’agisse d’une entreprise compétente et fiable. Pour ce faire, vous pouvez effectuer des recherches sur celle-ci sur internet ou consulter son site web afin de voir les avis de ces anciens clients.

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Choisissez un statut juridique adapté à vos besoins

Il existe différents statuts juridiques parmi lesquels vous pouvez faire un choix lors de la création de votre entreprise en Suisse. Assurez-vous que la forme juridique que vous choisirez répondra à vos besoins, à vos objectifs et à vos prévisions financières.

Société anonyme (SA)

Une société anonyme est une entreprise dans laquelle le capital social est divisé en différentes actions. En cas de faillites, les associés d’une société anonyme ne perdent que leur capital-actions. Cette forme juridique est idéale pour les grandes entreprises et pour les PME. Elle est en général utilisée pour les sociétés holding et financière. Une SA peut être créée par une ou différentes personnes physiques ou morales. Il est cependant essentiel qu’il y ait au moins un actionnaire, qui puisse être une personne physique ou juridique.

Le capital minimum requis pour la création d’une SA est de CHF 100 000 dont CHF 50 000 minimum doivent être libérés. Ces frais doivent être placés sur un compte bloqué en Suisse appelé, “compte de dépôt de capital”. Une SA doit être composée de trois organes essentiels : l’assemblée générale, le conseil d’administration et l’organe de révision. Le coût de création d’une SA peut varier entre CHF 3 500 et 7 000.

Société à responsabilité limitée (SARL)

Une société à responsabilité limitée convient particulièrement aux petites et moyennes entreprises (PME). Elle peut être créée par une personne physique plus un associé. Chacun des associés participe au capital social et peut bénéficier de plusieurs parts. Chaque actionnaire doit être inscrit au registre de commerce de l’entreprise. L’apport minimum pour la création d’une SARL par chaque actionnaire est de CHF 100 et le capital social minimal requis est de CHF 20 000. Les parts sociales peuvent être cédées sur une convention écrite. Tous les associés peuvent assurer la gestion de la SARL collectivement, mais l’un d’entre eux doit être domicilié en Suisse. Le coût de création d’une SARL peut varier entre CHF 1 750 et 4 500.

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Entreprise individuelle

Une entreprise individuelle est recommandée lorsqu’une personne physique exerce seule une activité commerciale. Le dirigeant d’une société individuelle supporte tous les risques liés à sa structure avec la trésorerie de l’entreprise, mais aussi ses fonds propres. Si la structure prospère, elle peut être transformée en société de capitaux. En cas de faillite, elle peut facilement être liquidée. Une entreprise individuelle ne peut être enregistrée au registre de commerce que si elle a un chiffre d’affaires supérieur à CHF 100 000. Le coût de la création d’une entreprise individuelle peut varier entre CHF 700 et 1 200.

Société en nom collectif

Une société en nom collectif est particulièrement adaptée aux petites entreprises dont les associés ont des relations personnelles et professionnelles étroites. Elle est créée quand deux personnes physiques ou plus s’associent en vue d’assurer ensemble la gestion d’une entreprise selon les règles commerciales. Ce type de société est créée par un contrat conclu entre l’ensemble des participants. Avec une société en nom collectif, l’ensemble des associés est imposé individuellement. Chaque membre est responsable de manière illimitée des risques encourus par l’entreprise avec ses propres fonds.

Pour la création d’une société en nom collectif, il est essentiel de s’inscrire au registre du commerce et de conclure un contrat de société. Ce contrat contiendra les règles de l’organisation, les responsabilités de chaque associé et les parts sociales. En cas d’absence de contrat, les associés sont soumis à des règles légales sur les sociétés en nom collectif. Cela peut limiter leur capacité à gérer leur organisation de la manière souhaitée.

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Choisir un nom commercial et l’enregistrer auprès du registre des sociétés

Il existe différentes règles essentielles à respecter pour choisir un nom commercial

Choisissez un nom en rapport avec votre marché

Avant de choisir votre nom commercial, définissez votre positionnement, vos valeurs et votre cible. Il est essentiel que le nom de votre entreprise soit le reflet de votre marché cible. Pour ce faire, vous pouvez tenir compte des attentes de votre clientèle, du type de marché sur lequel vous voulez intervenir et des messages que vous souhaitez transmettre à travers la raison commerciale. Assurez-vous que ce soit un nom unique et qu’il ne se rapproche pas de celui d’une autre entreprise.

Vous pouvez vérifier sur Facebook ou Instagram s’il n’est pas utilisé par une entreprise. Vous pouvez aussi vous rendre sur le site de l’index central des raisons de commerce en Suisse afin de vérifier la disponibilité du nom choisi.

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Évitez les noms trop longs et choisissez une raison sociale en fonction du statut juridique de votre entreprise

Les noms commerciaux trop longs sont en général difficiles à mémoriser. Il est donc recommandé d’opter pour des noms d’entreprise avec 4 syllabes au maximum. Évitez également les noms trop difficiles à prononcer pour favoriser la mémorisation pour votre cible. Assurez-vous aussi que votre nom soit visuellement agréable et qu’il s’associe bien avec le logo de votre structure.

De plus, il est primordial que votre nom commercial s’associe à votre statut juridique. Si vous souhaitez créer une entreprise individuelle par exemple, il est essentiel que votre raison sociale soit composée de votre nom avec ou sans votre prénom. Si vous avez par contre créé une SA ou une SARL, vous avez la possibilité de choisir entièrement votre nom commercial. Vous devez toutefois ajouter la mention SA ou SARL en fonction du statut juridique.

Par ailleurs, pour inscrire votre entreprise au registre du commerce, vous devez rédiger un courrier daté et signé à envoyer à celui-ci. Le courrier doit être intitulé “réquisition d’inscription” et rédigé en français. Il doit avoir comme contenu, la raison sociale de l’entreprise, son adresse complète, son but et les coordonnées de son dirigeant (nom, prénom, nationalité et commune de domicile).

Élaborez un plan d’affaires décrivant la stratégie et les objectifs de l’entreprise

Un business plan est un document qui définit les objectifs à atteindre ainsi que les méthodes et les délais essentiels pour y parvenir. Voici quelques conseils pour vous aider à élaborer un bon plan d’affaires.

Présentez le projet et les membres de l’équipe fondatrice

La première partie de votre plan d’affaires doit faire le résumé de ce en quoi consiste votre projet. Il s’agira de décrire la nature du projet, l’offre qui en découle et le secteur d’activité auquel il est lié. Vous devez également présenter les besoins du marché auxquels le projet répond.

Une fois le résumé du projet fait, vous devez présenter son équipe fondatrice. Il est important de présenter la formation, le parcours ainsi que les compétences de chacun des membres de l’équipe. Vous devez également mentionner le rôle de chaque co-fondateur et futur associé de l’entreprise.

business plan

Exposez les valeurs du projet

Il est essentiel que votre projet se distingue de la concurrence. Vous devez montrer la valeur ajoutée de vos produits ou services au sein de votre business plan. Cela vous permettra d’inciter des investisseurs ou des partenaires potentiels à collaborer avec vous.

De plus, il est essentiel de présenter l’environnement du projet après une étude de marché. Vous devez présenter vos forces, vos faiblesses, vos opportunités et vos menaces. Cette étape permet à votre lecteur d’avoir une idée de votre avantage concurrentiel. Présentez également la cible de vos produits ou services. Décrivez en détail leurs besoins, leurs habitudes de consommation, leur situation géographique ainsi que leur pouvoir d’achat.

Présentez votre plan d’action

Votre business plan doit contenir les objectifs que vous souhaitez atteindre ainsi que les stratégies que vous mettrez en place pour y arriver. Il est essentiel de définir les stratégies commerciales et de communication à mettre en place pour faire connaître les produits ou services. Vous devez également définir les dates auxquelles chacune de ces actions sera réalisée et les moyens nécessaires pour les mettre en œuvre.

Pour terminer, votre business plan doit contenir un dossier comptable détaillé de votre projet sur 3 ans au moins. Il s’agira de présenter votre compte de résultat prévisionnel ainsi que votre plan de financement. Le compte de résultat prévisionnel permet de montrer votre rentabilité en recensant les données relatives aux produits et aux charges.

Un plan de financement, en revanche, est un tableau prévisionnel qui permet de calculer les moyens financiers nécessaires à la mise en place d’un projet afin d’évaluer sa viabilité et sa rentabilité. Ces documents vous aideront à avoir une idée claire de toutes les ressources dont vous aurez besoin pour la réalisation du projet.

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